La Saint-Marcel

La Saint-Marcel
à Barjols

Chaque année, le week-end le plus proche du 17 janvier et ce depuis 1350, Barjols commémore l’arrivée des reliques de Saint-Marcel dans la ville et les tripes d’un bœuf gras l’ayant sauvé de la famine quelques années auparavant.

Minute Patrimoine

Chaque année, le week-end le plus proche du 17 janvier et ce depuis 1350, Barjols commémore l’arrivée des reliques de Saint-Marcel dans la ville et les tripes d’un bœuf gras l’ayant sauvé de la famine quelques années auparavant. Vous l’aurez compris, la tradition se veut religieuse et païenne. On vous explique tout : L'histoire commence au Vème siècle, Saint-Marcel, évêque de Die s'arrête à Montmeyan sur son trajet retour de Rome, il est âgé et y décède. Des années durant, la sépulture du Saint se trouvera là. En 1349, le monastère tombe à l’abandon, Saint-Marcel apparaît en songe au gardien et demande une sépulture plus noble. Le Comté de Provence doit déterminer quel village entre Aups et Barjols est le plus légitime de récupérer les reliques. En janvier suivant, sans attendre la décision et sur les conseils de leurs voisins les tavernais que l'on nomme depuis les avocats, les barjolais récupérèrent les reliques et les ramenèrent à Barjols.
 
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L'info de l'office

Il existe des petites et grandes Saint-Marcel (avec le bœuf), cette dernière a lieu en moyenne tous les quatre ans. Passez un coup de fil dans nos offices de tourisme pour le savoir.

 
A leur arrivée, ils rencontrèrent des femmes lavant les tripes d’un bœuf en mémoire de celui qui avait sauvé Barjols de la famine quelques années auparavant. Et c'est ainsi qu'on allia sacré et profane, ils partirent en cortège vers la collégiale en chantant « San Maceou, san Maceou lei tripeto vendran leu » et sautillant avec les tripes chaudes dans les paniers tout comme les reliques. Ces petits sauts, c’est la danse des tripettes que l’on effectue encore des siècles plus tard à l’entente de « Sant Maceu lei tripeto vendran leu » .
Une fête chère au coeur des Barjolais à laquelle il fait bon participer et ce même pour les étrangers !
 
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Hautement recommandé

L’ambiance festive de l’Église (où même le curé et les reliques dansent les tripettes) aux bistrots, restaurants et rues de la ville et pour les amateurs, un bon plat réconfortant de tripes ou daube.

 
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